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En chemin


Atelier 21 : un patrimoine à préserver

 

 

Retour en image sur l'Atelier 21 sur la thématique "un patrimoine à préserver" qui s'est déroulé sur le site archéologique d'Ambrussum, le 30 mai dernier.

La garrigue et l’homme, une histoire intimement liée

L'histoire de l'homme est étroitement liée à celle de la garrigue depuis sa sédentarisation au Néolithique. Dès 5500 av. J.-C., le cultivateur/éleveur défriche, incendie la forêt d'origine et l'épierre afin de constituer des parcelles pour les cultures. A Ambrussum, les bois couvraient une partie des garrigues actuelles. Elles étaient constituées essentiellement de chênes verts, exploitées pour la coupe ou pour le parcage des troupeaux. Les champs permanents étaient situés sur les collines calcaires.


Au milieu du XXème siècle, l'activité humaine en garrigue est abandonnée. Les progrès techniques, le gel de 1956, l'arrivée du pétrole, l'exode rural... ont eu raison de ce lien millénaire qui les unissait. Le paysage d'aujourd'hui est donc très récent et date d'une cinquantaine d'années environ.


On trouve en garrigue 700 essences différentes avec une prédominance de chênes, pins, cistes, genêts, arbousier, chèvrefeuille, romarin, salsepareille, thym...

Le four à chaux

Le paysage d'Ambrussum est marqué, sur la rive droite du Vidourle, par un four à chaux. La pierre à chaux est une pierre calcaire. Transformée en poudre blanche sous l'effet de la calcination, la chaux est un matériau très utilisé dès l'Antiquité, et jusqu'au XIXe siècle.
Ce four a été construit au XVIIIe siècle et était exploité par le meunier du moulin de Pourreau. Il était alimenté par des pierres provenant des alentours et du mur d'enceinte de l'oppidum.

 

 

Les stars de la garrigue

La grande cigale commune : avec ses 10 centimètres en vol et ses 5 centimètres de long, c'est la plus grande cigale du sud de la France. Pour actionner ses organes chanteurs, le mâle écarte et abaisse ses ailes pour dégager son abdomen afin de mieux le faire vibrer de haut en bas.

 

La couleuvre de Montpellier : longue de plus de 2 mètres, elle est le plus grand serpent d'Europe. Découverte près de Montpellier, elle est l'unique représentant d'une famille d'origine africaine.

 

Le scorpion languedocien : même si son nom scientifique prétend qu'il est capable de tuer un bœuf, son venin n'est pas mortel mais il peut infliger de vives douleurs à l'homme. Le scorpion passe ses journées sous les pierres de la garrigue et chasse la nuit les araignées et les scolopendres.

 

Le lézard ocellé est le plus grand de nos garrigues mais aussi d'Europe. Il habite les broussailles du pourtour méditerranéen français et de la péninsule ibérique. Haut sur pattes, il peut filer à toute allure à la poursuite de ses proies.

 

Plusieurs espèces de chênes sont présentes en garrigue :
- Le chêne kermès, buisson nain dont les feuilles épineuses repoussent toute intrusion humaine ou animale,
- Le chêne vert, typique des terrains calcaires et rocailleux de la Méditerranée. Il conserve son feuillage vert foncé et résiste aussi bien au gel qu'aux fortes chaleurs,
- Le chêne blanc, qui pousse sur des sols plus profonds et les vallons les plus humides des garrigues.

 

Le cade : c'est l'arbuste méditerranéen le plus commun de la garrigue avec le chêne kermès. Il peut former des buissons impénétrables ou s'ériger en arbre-boule haut parfois de 8m. Ses aiguilles vertes groupées par 3 présentent deux sillons blancs, ce qui le différencie du genévrier continental.

 

Le « bouquet de la garrigue » : si le thym est sans conteste le roi des plantes aromatiques, une multitude d'herbes dégage des saveurs puissantes : la ciboulette, la sarriette, la menthe, le basilic, le romarin...

 

 

 

Le Vidourle et la ripisylve

Le Vidourle, fleuve côtier, prend sa source au nord de la Montagne de la Fage, dans les Cévennes, à environ 500m d'altitude.

Son cours, jalonné de petits barrages ou seuils, s'étend sur 85 km. Dans notre région, au climat méditerranéen, il coule très faiblement en été et peut présenter de brusques crues en cas de fortes pluies, principalement en automne. Ces crues dévastatrices sont appelées « Vidourlades ».


Le fleuve est riche et accueille des espèces recherchées par les pêcheurs amateurs : brochet, sandre, perche, goujon, écrevisse, truite fario,...


Le cours du Vidourle et ses berges abritent des espèces rares ou remarquables : des mammifères comme le castor, des oiseaux comme le rollier d'Europe ou le héron bihoreau, des poissons migrateurs comme l'alose feinte, et des crustacés comme l'écrevisse à pattes blanches.


Le fleuve accueille également une grande diversité d'espèces plus communes comme l'aigrette garzette, le héron cendré, le cincle plongeur, le martin pêcheur, la couleuvre vipérine, la perche commune, la rainette méridionale, le crapaud commun, les libellules et des plantes comme la saponaire ou la menthe aquatique.


Les berges, plus humides que les zones des garrigues, abritent un milieu surprenant, la ripisylve. Cette végétation arborée et dense est composée de frênes, platanes, ormes, peupliers, saules, érables... Ils forment une véritable forêt galerie qui stabilise les berges. Ce milieu est indispensable au bon fonctionnement du cours d'eau. Zone tampon, son utilité pendant les crues a été reconnue : la ripisylve est classée en ZNIEFF (Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique).

 

le 25/06/2019

Du château de Versailles au musée de Lunel : Marat s'invite chez Médard !

Du mercredi 26 juin 2019 au samedi 1er février 2020, le musée Médard, fort de son appellation musée de France, s'est vu accorder un prêt exceptionnel, dans le cadre du plan ministériel "Culture près de chez vous", initié en 2018 et destiné à lutter contre la disparité culturelle en France.

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